Baisse de Fontanalbe | Le val de Fontanalbe

BAISSE DE FONTANALBE . 568 m
Départ : Casterino 1 543 m
Dénivelée : 1 025 m
Horaire : 3 h 15
Difficulté : Sportif
Le val de Fontanalbe, bien que moins fréquenté que la vallée des Merveilles, n’est pas moins intéressant pour les gravures que l’on y découvre ; bien au contraire, les gravures, représentant les instruments de culture – en particulier charrues avec bœufs et laboureurs -, ont un grand attrait. Sans doute le nom de Merveilles attire-t-il davantage que celui de Fontanalbe.

De Casterino, petite station que l’on atteint en voiture, nous montons tranquillement vers le vallon de Fontanalbe. On rejoint le lac Vert de Fontanalbe (2 141 m). De la baisse de Fontanalbe, on découvre toute la Valmasque avec ses grands lacs de montagne, le lac du Basto, le lac Noir et le lac Vert.
Dans tout ce vallon de Valmasque les bouquetins sont rois et, à la baisse de Fontanalbe, il n’est pas rare de voir un important troupeau de mâles regardant, impassibles, les randonneurs.

Tarif avec un de nos guides pour faire cette randonnée: 30€/pers. et par jour.
Pour tous renseignements ou réservations nous contacter au 04 93 13 93 34 ou par mail!

Le bouquetin n’est pas un animal farouche. Si  l’on n’est pas bruyant et que l’on ne fait pas de gestes brusques, il se laisse volontiers approcher et semble même parfois p0ser devant l’appareil photographique. Placé sous haute surveillance, interdit de chasse, il se sait en sécurité dans ce paradis de la nature.
Toutefois, il n’en fut pas toujours ainsi et maintes fois le noble animal faillit disparaître complètement. L’animal que nous pouvons admirer aujourd’hui dans le massif n’est pas originaire du Mercantour ; c’est le roi Victor-Emmanuel ||, pourtant fervent disciple de saint Hubert, qui ordonna de faire ici les premières tentatives de réintroduction.
Ainsi, le 21 mars 1920, deux mâles de quatorze et onze ans et deux femelles de cinq et six ans, capturés dans son autre territoire de chasse du Grand Paradis, sont libérés face au Pavillon de chasse royale de san Giacomo : hélas, aucun ne survivra.
Il faudra des années d’efforts pour constater que des bouquetins se sont enfin adaptés et ont fait souche. Aujourd’hui le bouquetin s’est parfaitement adapté à son biotope, il est ici chez lui. Le regarder évoluer est un plaisir immense : sa démarche sereine, assurée et souple fait penser à un film qui se déroulerait au ralenti et il s’en dégage une impression de puissance contenue, de noblesse. Toutefois, en terrain dégagé, l’animal peut détaler à grande vitesse, ce qui est d’autant plus impressionnant lorsqu’on sait qu’un mâle peut atteindre le poids respectable de 120 kilos et la femelle de 80. Ses cornes croissent durant toute son existence et peuvent atteindre un mètre de long chez le mâle et 20 centimètres en moyenne chez la femelle. Son âge se détermine d’après la denture et les cornes ; il peut vivre jusqu’à 20 ans!

Une chose lui est indispensable : le sel. Au printemps, lorsque sols et plantes sont délavés de tout sel naturel, il monte à la recherche de la pâture idéale, des fétuques, graminées riches en sel. En automne, le bouquetin descend dans la vallée, parfois jusqu’à 1 000 m, pour s’accoupler et de furieux combats ont lieu entre les mâles. Puis l’étagne, au bout de cinq mois, donnera naissance à un (rarement deux) petit cabri.
Il ne lui faudra alors que quelques heures pour être bien d’aplomb sur ses pattes et suivre fidèlement sa mère dans ses déplacements. Dans les passages escarpés, elle passera la première, puis du regard surveillera la dextérité de sa progéniture.
J’ai personnellement surpris, d’innombrables fois, la scène et c’est pourtant toujours plein d’une certaine émotion que je la regarde, peut-être parce qu’elle est tout simplement la vie.

Leave a Comment

Contactez-nous!

N'hésitez pas à nous écrire pour tous renseignements nous vous répondrons dans les 24h !

Not readable? Change text. captcha txt

Start typing and press Enter to search

Vallée des Merveilles, Refuge des Merveillesgravures rupestres vallée des merveilles